Birdman

Alors que les super-héros et les come backs d’anciennes star d’hollywood continuent de dominer une actualité cinématographique relativement pauvre, on comprend volontiers la frustration d’Innaritu et son envie d’en démordre avec le sujet. Mais qui y’a-t-il de plus cliché que des films sur les super-héros et sur les come-backs sinon un film sur le showbusiness lui même? L’exercice, casse-gueule, semble avoir été accomplis des dizaines de fois et si Hollywood a toujours pris un malin plaisir à se tourner en ridicule c’est ici l’ambiguité du discours du cinéaste qui surprend. Lui qui nous parle de Low-art de High-art, du caractère … Continuer de lire Birdman

Adrift in Tokyo

Tokyo semble indissociable du cinéma de Satoshi Miki tant les paradoxes de la capitale nippone alimentent les propres contradiction d’un cinéaste fasciné par l’ambiguité et le bizarre. Adrift in Tokyo à tout en apparence d’une oeuvre banal, son postulat de base n’étant même qu’une bonne excuse pour explorer les rues de la fascinante mégalopole du Japon. Ici Takemura jeune étudiant sans famille ni amis mais endetté jusqu’au cou se voit offrir par le collecteur de dette qu’on lui envoit la possibilité de gagner 1 millions de yens et de voir sa dette effacée s’il accepte de marcher avec lui dans … Continuer de lire Adrift in Tokyo

King Kelly

On regardait il y a peu l’idée de pouvoir faire des films avec des téléphones portables comme l’évolution la plus terrifiante qu’il soit, comme un nouveau mode de réalisation qui allait pousser une certaine flémardise cinématographique à son paroxysme. Une peur qui se justifie pour ce qui est du cinéma d’horreur déjà galvanisé par des films en caméra subjectives tous plus mauvais les uns que les autres et où le long-métrage filmé avec un téléphone portable est en passe de devenir le nouveau truc à la mode en matière de terreur et de pseudo-réalisme. On est donc en droit de se montrer … Continuer de lire King Kelly

American Bluff

Rien ne semblait prédestiner David O.Russell à devenir la nouvelle coqueluche des oscars et des remises de prix en général avant le succès surprise de Happiness Therapy l’an dernier. C’est un fait, Russell s’est fait un nom avec sa comédie soit-disant hors norme. Mais ce cinéma hyperactif qui fascine par son énergie, sa liberté de ton et la tendance à l’improvisation de son casting quatre étoiles est-il réellement le cinéma d’auteur ambitieux qu’on rêve d’y voir? Pas si sûre, et avec American Bluff, Russell semblerait presque vouloir nous révéler sa propre imposture, tel un magicien désireux de partager ses trucs … Continuer de lire American Bluff

Happiness Therapy

C’est un peu une tradition, à la liste des nominés aux oscars figure presque toujours une comédie indépendante acclamée par la critique et le public mais qui rentrera bredouille de la prestigieuse cérémonie. Cette année c’est à Happiness Therapy que revient ce rôle un peu bouche trou, une comédie sur des dépressifs amoureux devenu le « succès surprise » de l’année 2012. A y regarder de plus près, la popularité du film de David O. Russell n’est peut être pas si inexplicable que ça alors que derrière un contexte un peu plus sombre que d’habitude se cache les codes et les conventions … Continuer de lire Happiness Therapy

Django Unchained

On dit de Django qu’il est le meilleur film de Tarantino. En remettant les choses dans leur contexte, on comprend assez facilement l’enthousiasme du public puisque depuis Kill Bill, le réalisateur ne sait pas fait que des amis. Boulevard de la mort a reçu un accueil public et critique plutôt froid et Inglorious Basterds a divisé l’opinion. Pas de quoi non plus ébranler le capital sympathie du réalisateur auprès des fans qui lui vouent encore et toujours un véritable culte. Tarantino, avant d’être un réalisateur, est un label, un nom à mettre sur les jaquettes des DVD pour faire vendre … Continuer de lire Django Unchained

Bachelorette

Il fallait s’en douter, le succès de Very Bad Trip a donné des idées à beaucoup de monde. Les personnages irresponsables, si possibles ivres ou drogués sont devenus à la mode et il est à parier qu’on aura droit à des films de ce genre pendant encore un moment. Si on accepte parfaitement l’idée de faire des films sur des hommes irresponsables passant une heure trente à faire la fête, boire et baiser, il reste pourtant toujours très mal vu d’imaginer des films du même genre avec des femmes. Les réactions radicales et sexistes des spectateurs sur internet montrent en tout … Continuer de lire Bachelorette

Elle s’appelle Ruby

Pour l’anecdote, au moment d’écrire cette critique j’avais complètement oublier le titre du film. Malgré tous mes efforts, impossible de m’en souvenir et il m’a fallut taper le nom de Paul Dano sur IMDB pour enfin retrouver le nom du deuxième film des réalisateurs de Little Miss Sunshine. Je n’y fais pas allusion par hasard, Elle s’appelle Ruby est à l’inverse du premier long-métrage de Jonathan Dayton et Valerie Faris un film qui peine à marquer. L’idée de départ est pourtant originale, Paul Dano est l’un des meilleurs acteurs de sa génération et Zoe Kazan a ce côté « adorkable » à … Continuer de lire Elle s’appelle Ruby

Jusqu’à ce que la fin du monde nous sépare

 Comédie romantique apocalyptique, Jusqu’à ce que la fin du monde nous sépare pourrait bien s’imposer comme un des films les plus révélateurs de notre époque. Certes la fin du monde fait recette depuis longtemps au cinéma, elle est même revenu en force depuis quelques années avec des films comme 2012 ou Melancholia. Pourtant le film de Lorene Scafaria est différent de ce qu’on a pu voir dans le genre. Pas question pour la jeune réalisatrice, à qui l’on doit aussi le scénario de « Une Nuit à New York », de tourner l’idée de la fin du monde en dérision et de … Continuer de lire Jusqu’à ce que la fin du monde nous sépare

Starbuck

C’est fort d’un buzz très positif après son passage dans divers festivals de cinéma que Starbuck sort sur les écrans français. Il faut dire que le sujet singulier du film à le mérite de surprendre son public. Starbuck raconte en effet les déboires d’un looser de 40 ans qui se découvre être le père biologique de 533 enfants dont une centaine est bien déterminée à le retrouver. L’idée du film est peut être moins grandiose qu’elle n’y parait tant il semblait facile de sombrer dans la farce lourdingue. Ce n’est pourtant pas le cas. Ken Scott, jeune réalisateur inspiré à … Continuer de lire Starbuck